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Serie A : Jürgen Klinsmann convaincu par l’Inter Milan de Cristian Chivu
Malgré les défaites récentes contre l’AC Milan (0-1) et l’Atlético de Madrid (1-2), l’ancien sélectionneur de l’Allemagne estime que les Nerazzurri ont entamé une révolution technique séduisante sous les ordres de l’entraîneur roumain.
L’Inter Milan n’avait plus connu ça depuis fin août-début septembre. Autour de la première trêve internationale, le club lombard avait connu deux défaites consécutives à domicile contre l’Udinese (1-2) et sur la pelouse de la Juventus Turin (3-4). Deux échecs imputables aux balbutiements de l’ère Cristian Chivu.
Certes déjà là lors de la Coupe du monde des clubs, l’ancien défenseur intériste réalisait ses débuts en Serie A avec un effectif qu’il avait pu modeler lors du mercato estival et commençait seulement à apprivoiser. Un peu plus de deux mois plus tard, son équipe a connu une rechute cette semaine. Défaite lors du derby de la Madoninna dimanche dernier (0-1), elle s’est inclinée une fois de plus mercredi soir chez l’Atlético de Madrid (1-2). Un revers concédé dans les derniers instants d’un match accroché entre deux cadors européens.
"Le problème est toujours plus mental que systémique"
Si certains ont mis en avant une forme de fragilité notamment dans l’animation tactique et le choix d’adopter une défense de zone, Jürgen Klinsmann estime surtout que le problème est ailleurs. "Le problème est toujours plus mental que systémique : si vous défendez en zone mais que vos défenseurs se déplacent, anticipent, se jettent sur le ballon et recherchent le joueur démarqué dans leur espace, vous pouvez obtenir d'excellents résultats sans prendre de risques (…) À certains moments, notamment sur coups de pied arrêtés, il faut être très agressif et concentré : si l'on se laisse distraire au moment le plus crucial, on perd des matchs comme au Metropolitano", a analysé l’ancien sélectionneur de l’Allemagne lors d’un entretien téléphonique avec la Gazzetta dello Sport.
S’il faudra aux Nerazzurri trouver une solution à leurs problèmes de concentration pour éviter d’autres déconvenues, Jürgen Klinsmann aperçoit les germes d’une équipe attrayante et compétitive. "Je vois une équipe bien plus agressive, proactive, bref… moderne. Avec ce pressing, il faut être capable d'anticiper les situations individuelles pour éviter de concéder des occasions. Certes, cette approche permet de prendre des risques, comme c'est le cas actuellement, mais l'Inter est en pleine transformation : l'entraîneur inculque aux joueurs la conviction qu'ils peuvent contrôler les matchs en jouant ainsi. L'équilibre se construit sur la durée, pas en quelques mois, lorsqu'on trouve rapidement une solution pour compenser les pertes de balle", a-t-il exposé.
"On voit qu'il construit quelque chose de grand"
Emballé par le projet qui se dessine, l’ancien attaquant nerazzurro (1989-1992) l’est encore plus par l’homme à son origine. "J'apprécie particulièrement la franchise de Chivu : il ne cherche pas à plaire, il dit ce qu'il pense. Même quand les choses vont mal, il reste le même ; il ne renonce pas à l'idée que l'équipe doit prendre du plaisir", estime l’Allemand aujourd’hui âgé de 61 ans avant d’enchaîner : "Chivu, cependant, transcende la culture italienne qui voit les joueurs privilégier l'évitement de la défaite à la victoire. Il vise le succès et reste fidèle à un style proactif et enthousiaste. J'apprécie également qu'il n'ait pas peur de faire jouer les jeunes."
Une aubaine pour Pio Esposito. Âgé de 20 ans, ce pur produit de la formation intériste grapille du temps de jeu cette saison (2 buts en 15 matchs) et s’aguerrit aux côtés des Lautaro Martinez et Marcus Thuram, comme Ange-Yoann Bonny, de deux ans son aîné (22 ans) et arrivé cet été en provenance de Parme. Et si les résultats sont encore inconstants, Jürgen Klinsmann appelle à la patience. "On voit qu'il construit quelque chose de grand, mais il ne faut pas le juger sur le nombre de défaites, même si cinq (pour 12 victoires en 17 matchs toutes compétitions confondues, ndlr) peuvent paraître beaucoup. Le classement de la Serie A montre que le haut du classement est proche, et celui de la Ligue des champions indique qu'ils peuvent facilement terminer dans les huit premiers. Ce n'est pas si mal…", a-t-il mis en perspective.
Le bilan sera encore meilleur si l’Inter Milan a la bonne idée de renouer avec la victoire à Pise dimanche après-midi lors de la 13e journée de la Serie A.








