Serie A : Le mot d’adieu de Thiago Motta
Limogé dimanche soir par la Juventus Turin, l’entraîneur italo-brésilien a réservé sa première réaction à l’agence de presse italienne ANSA.
Après les deux corrections reçues avant la trêve internationale, et les éliminations en Ligue des champions et en Coupe d’Italie, Thiago Motta se savait sur des charbons ardents, mais pas qu’ils le brûleraient si vite, au point de consumer ce qui lui restait de crédit à la Juventus Turin. Sa direction lui avait pourtant indiqué qu’elle attendrait la rencontre contre le Genoa, le 29 mars prochain, pour prendre une décision, l’invitant à revoir sa manière de communiquer avec son groupe et ses méthodes.
Finalement, elle n’aura pas fait preuve de cette patience. Hier soir, les dirigeants bianconeri ont mis fin à leur collaboration avec le technicien italo-brésilien. Une fin précipitée, mais devenue inéluctable. En effet, au fil des déconvenues, l’ancien entraîneur de Bologne avait perdu la confiance de son vestiaire, qui n’appréciait plus sa communication minimaliste et son manque d’empathie. Face à la situation, la Juventus Turin a préféré trancher dans le vif, malgré, selon La Gazzetta dello Sport, l’indemnité de 20 millions d’euros qu’elle devra verser à son ex-entraîneur, qui avait signé l’été dernier un contrat de trois saisons. À 42 ans, Thiago Motta n’en aura donc pas tenu une seule sur le banc piémontais.
"J’ai vécu des moments intenses"
Resté silencieux, il a réservé ses premiers mots à l’agence de presse italienne ANSA. "Je remercie les propriétaires de m’avoir donné l’opportunité de faire partie de ce grand club, la direction et toutes les personnes du club qui m’ont soutenu dans mon travail quotidien, les joueurs pour le travail et l’engagement dont ils ont fait preuve depuis notre premier jour ensemble. Je souhaite le meilleur aux supporters et à la Juventus pour l’avenir", a-t-il expliqué, sans trahir vraiment ses émotions.
Un style distant qui a contribué à lui coûter sa place, au profit d’Igor Tudor, passé par l’écurie bianconera entre 1998 et 2007. Pas amer — du moins en apparence — Thiago Motta a tenu à souligner qu’il avait donné son maximum. "J’ai vécu des moments intenses, toujours confronté à une détermination maximale et à la volonté de m’améliorer chaque jour", a-t-il ajouté à l’ANSA.
Droit dans ses bottes, fidèle à ses idées et à ses principes, l’Italo-Brésilien n’aura pas réussi à imposer son style à la Juventus Turin, contrairement à ce qu’il avait accompli à Bologne. Une réussite bolonaise, tant dans les résultats que dans le jeu, qui avait convaincu la Vieille Dame de l’embaucher pour lui donner une nouvelle jeunesse. Un pari manqué, pour l’un comme pour l’autre. À 42 ans, l’ancien joueur du Paris Saint-Germain devra comprendre les raisons de son échec turinois pour rebondir ailleurs.