Le stade Bollaert leur promettait l'enfer. Mais ce sont bien les Lensois qui ont vécu un véritable calvaire. A domicile, le RC Lens a vécu une véritable humiliation (1-8), ce mercredi soir en Ligue des champions, face au Côme de Cesc Fabregas.
Etrillé contre Côme, Lens subit la plus grosse défaite de l'histoire du foot français en Ligue des champions
Impuissante ce mercredi durant 90 minutes face à un fantastique Côme (1-9), Lens est entré dans les livres d'histoire. Jamais un club français n'avait telle désillusion. Il s'agit tout simplement de la plus lourde défaite pour un club français en Ligue des champions.
Une soirée infernale, entrée dans l'histoire de la compétition. Jamais un club n'avait encaissé huit buts à domicile en C1. Seul autre club français à avoir connu une défaite avec sept buts d'écart : le Stade Brestois en février 2025 face au PSG.
Le match : Bollaert transformé en enfer... pour les Lensois
Privé de ballon et asphyxié par le contre-pressing italien, le RC Lens a rapidement été plongé dans les flammes. Alors que Côme devait découvrir l'enfer de Bollaert, les Sang et Or ont été les premiers à subir le supplice. Anastasios Douvikas a allumé la première mèche. Sur un corner joué à deux, Maximo Perrone est trouvé au second poteau. Oubliée par toute la défense lensoise, sa remise profite à l'international grec, qui n'a plus qu'à pousser le ballon au fond des filets. Première brûlure pour les supporters pas-de-calaisiens (7e).
Les hommes de Yannick Cahuzac ont ensuite subi la loi du Fabregas-ball, incapables de sortir de cette véritable fournaise. Depuis le six mètres de Jean Butez, Côme a remonté 60 mètres en seulement trois passes pour trouver son métronome Nicolas Paz. L'Argentin a parfaitement ajusté son centre au second poteau pour son latéral gauche Alex Valle, dont la remise a permis à Douvikas de s'offrir un doublé. Bollaert est sous le choc. Lens, lui, se rapproche déjà du précipice (32e).
Mais le supplice nordiste était loin d'avoir livré son dernier chapitre. Sur une récupération dans sa propre surface, l'entrejeu italien a une nouvelle fois fait exploser le pressing lensois. En cinq secondes à peine, Côme a traversé le terrain et s'est retrouvé devant les buts de Robin Risser. Trouvé en profondeur, Douvikas a certes manqué son contrôle, mais est tout de même parvenu à servir Nicolas Paz. En patron, l'ancien Madrilène a crucifié le portier lensois et précipité un peu plus les Sang et Or dans les flammes (40e).
Et le pire était encore à venir. En l'espace de dix minutes, les Lensois ont été littéralement consumés. D'abord, le Français Da Cunha, après un superbe échange avec Paz, a enfoncé le quatrième clou du cercueil (47e). Dépassés dans tous les duels, les Artésiens ont ensuite laissé Kempf reprendre de la tête un joli centre de Milla (53e). Avant de quitter la pelouse, Nicolas Paz a offert une deuxième passe décisive à l'inévitable Douvikas, qui a signé un triplé (57e). Le brasier était désormais incontrôlable.
La vague de changements opérée par Cesc Fabregas n'a pas éteint l'incendie. Bien au contraire. Liberali (62e), puis Baturina (69e), ont transpercé sans difficulté une défense lensoise totalement calcinée. Entre-temps, Aguilar a bien tenté de sauver l'honneur, si l'on peut encore employer cette expression dans un tel naufrage (65e). Pire encore, les Artésiens ont encaissé un neuvième but par Papaccioli (90+2e)... celui de la honte. Lens entre dans les livres de l'histoire, devenant à jamais les premiers à encaisser neuf buts lors d'un match de Ligue des champions. Restés jusqu'au coup de sifflet final, Bollaert a exprimé toute sa colère.










