Ligue des Champions : le grand soir d'Unai Simón
Le portier basque a brillé pour la première fois de sa carrière en Ligue des Champions hier, préservant le nul de l'Athletic Bilbao face au PSG de Luis Enrique, l’entraîneur qui l’a propulsé gardien titulaire de la Roja il y a déjà cinq ans…
Unai Simón le tient : son premier match de référence en Ligue des Champions ! À 28 ans, le portier basque a pris le temps de franchir les étapes avec son club de cœur, où il a été formé dès l’âge de 14 ans, jusqu’à son éclosion au plus haut niveau lors de la saison 2018-2019.
À ce titre, le dernier rempart de l’Athletic Bilbao dispute seulement sa toute première campagne de Ligue des Champions cette saison. Malheureux face à Newcastle (2-0), Dortmund (4-1) et Arsenal (2-0), Unai Simón a signé son premier « clean sheet » il y a deux semaines à Prague (0-0) et a confirmé sa bonne forme actuelle hier soir en sortant une masterclass face au PSG.
Trois parades magistrales
Dans une ambiance de feu, le PSG a malgré tout réussi à développer son jeu, déséquilibrant l’adversaire par ses séquences de possession et ses passes précises. C’est sur l’une d’elles que Senny Mayulu s’est offert la première occasion franche du match, butant sur un Unai Simón déjà très chaud.
Le portier de Bilbao s’est surtout illustré après le repos avec deux nouvelles parades exceptionnelles : d’abord face à Mayulu, seul au point de penalty (49e), puis à la 87e minute sur un ultime face-à-face remporté en deux temps devant Fabián Ruiz, avec l’aide de l’ancien Parisien Yuri Berchiche. Et lorsqu’il s’est montré impuissant après une sortie pied au plancher sur Bradley Barcola, c’est sa barre transversale qui l’a sauvé.
Auteur de huit arrêts au total — soit presque autant que depuis le début de sa campagne de C1 (12) — Unai Simón aura été le héros de ce 0-0, qui permet aux Basques d’entretenir un mince espoir de qualification pour le top 24.
« Le meilleur sur le terrain »
Dans le contenu, les Parisiens n’ont de leur côté pas à rougir. Il fallait du cran pour ne pas perdre pied dans une atmosphère hostile à chaque contact, chaque duel. Les hommes de Luis Enrique ont répondu présent, et il n’aura manqué que le résultat pour valider une partition complète.
« Ça a été un match très intense, très différent. Nous savions le type de match que l’Athletic Bilbao allait faire », a confié l’entraîneur parisien. « On a bien fait le boulot. On a démarré de manière claire et précise malgré beaucoup de difficultés parce qu’on a été très bien pressés. En deuxième mi-temps, ça a été différent. On a su surmonter leur pression et je pense qu’on aurait pu gagner, parce qu’on s’est créé beaucoup de chances. Mais Unai Simón a été le meilleur joueur sur le terrain. »
C’est seulement le deuxième match de l’année 2025 où les Parisiens ne marquent pas. La dernière fois, c’était en mars 2025 en huitième de finale aller (0-1), et le gardien brésilien Alisson s’était lui aussi illustré par une prestation extraordinaire (10 arrêts).
Un clin d’œil du destin
L’histoire retiendra également ce joli clin d’œil du destin : Unai Simón a signé son match référence dans la plus prestigieuse des compétitions face à Luis Enrique, un entraîneur à qui il doit beaucoup. Alors sélectionneur de la Roja, Luis Enrique n’avait pas hésité à le propulser titulaire de l’équipe nationale d’Espagne dès novembre 2020, à l’issue de sa première vraie saison comme titulaire avec Bilbao en 2019-2020.
Le coach du PSG a ensuite destitué David De Gea au profit d’Unai Simón lors de l’Euro 2020 et de la Coupe du monde 2022, et ce dernier est resté titulaire en sélection depuis. Trois ans presque jour pour jour après avoir quitté la Roja, Luis Enrique a ainsi pu constater les progrès accomplis par son ancien protégé.
« Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais je l’avais choisi comme titulaire. C’est un gars vraiment génial, qui évolue à un très haut niveau. Il a montré qu’il mérite d’être au top niveau. Il peut jouer dans n’importe quelle équipe sur la scène internationale. Je lui ai simplement dit : “C’est génial, il a fallu que tu fasses ton meilleur match contre moi !” », a glissé Luis Enrique.








