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Ligue des Nations : La position à contre-courant de Luciano Spalletti
Le sélectionneur italien a expliqué que le calendrier n’était à son avis pas surchargé et que pour l’affronter, il suffisait simplement de mieux exploiter les effectifs à disposition.
C’est une voix discordante qui risque de faire réagir dans un débat jusqu’à présent très polarisé où la contradiction manquait. Alors que de nombreux joueurs ont fustigé ces dernières semaines un calendrier infernal qui ne laisserait aucune place au repos, Luciano Spalletti a fait un pas de côté face au consensus. En marge du rassemblement de l’Italie, le sélectionneur a estimé que le problème des calendriers n’en était pas vraiment un et qu’il devait être abordé autrement. "Pour moi, on ne joue pas beaucoup", a-t-il tranché en conférence de presse à quelques jours de la réception de la Belgique à Rome dans le cadre de la Ligue des Nations.
"Il ne faut pas créer d'alibis"
Loin de se contenter de cette saillie, il s’est montré plus concret et a estimé que les équipes concernées par un nombre de matchs importants n’avaient pas à se plaindre car elles disposent des effectifs nécessaires pour absorber la charge. "Il y a des équipes qui ne sont pas équipées, qui n'ont pas 25 joueurs comme d'autres, mais il y a des équipes qui les ont et qui ont le droit de jouer fréquemment pour tous les joueurs qu'elles ont. Est-ce qu'ils jouent trop ? Les discours s'arrêtent toujours là, c'est-à-dire que les remplaçants et les réservistes n'ont pas fait aussi bien que les titulaires. Il ne faut pas créer d'alibis. L'Inter, le Milan et la Juventus ont des effectifs disponibles pour jouer plus de matches. Ensuite, certaines performances dépendent du physique ou non de certains joueurs", a-t-il tancé.
Une prise de position ferme qui a le mérite de mettre les clubs concernés face à leurs responsabilités et d’impliquer plus largement tous les joueurs à disposition et non juste une petite dizaine qui finit irrémédiablement essorée car "mal gérée". Avec cette parole contradictoire, Luciano Spalletti a le mérite de relancer un débat qui tournait en rond et ne semblait pas émouvoir les dirigeants du football mondial, restés en retrait des polémiques. Si ces derniers ont une part de responsabilité à ajouter des compétitions sans consulter les acteurs, la question du management et de la mobilisation de l’ensemble des effectifs mérite aussi d’être soulevée pour garantir une meilleure répartition des temps de jeu et une meilleure gestion de la fatigue.








