L'adage est bien connu : avec des « si », on referait le monde ! Mais il est fort probable que, si Michael Olise avait terminé la rencontre hier soir face à Viking, le Bayern Munich l’aurait emporté. Menés 2-0 jusqu’à la 54e minute, les Bavarois ont su retourner la rencontre en moins de vingt minutes, grâce au doublé de Harry Kane (54e s.p., 60e) puis au but de l’avantage signé Luis Díaz (71e). Le plus dur semblait fait. Seulement, trois minutes plus tard, Michael Olise s’est fait expulser après avoir écopé de deux cartons jaunes coup sur coup. D’abord averti pour un geste d’antijeu sur Henrik Heggheim, l’ailier français a ensuite répondu à une provocation du capitaine de Viking, Zlatko Tripić, en lui envoyant le ballon au visage… sous les yeux de l’arbitre.
Les Norvégiens ont poussé jusqu’au bout et ont fini par arracher le match nul face au sextuple champion d’Europe, sur un but d’Herman Haugen à la 90e minute.
« Il doit assumer ses responsabilités » : Kane et Kompany réagissent au carton rouge d’Olise
Expulsé à la 74e minute de jeu face aux Vikings lors du match nul concédé par le Bayern hier soir en Ligue des champions (3-3), Michael Olise a vu son carton rouge faire réagir tout le monde du football, à commencer par son capitaine, Harry Kane.
« Le deuxième carton jaune de Michael Olise était évidemment une erreur stupide »
Cette expulsion a évidemment pesé sur la suite de la rencontre, comme l’a estimé le capitaine bavarois Harry Kane : « Le carton rouge change la donne. » Il s’est ensuite adressé directement à Olise : « Il doit assumer ses responsabilités et tirer les leçons de son erreur. C’est dommage, car un match important de Ligue des champions arrive bientôt (réception d’Arsenal). Il sera également déçu de le manquer. Ça fait partie du football, parfois, et les erreurs arrivent. ».
Vincent Kompany a préféré pointer du doigt les lacunes collectives plutôt que l’erreur d’Olise, sans toutefois l’oublier : « C’est entièrement de notre faute. Nous continuons à commettre des erreurs de concentration et à prendre de mauvaises décisions. Il y a une part d’excès de confiance. En ce moment, on a l’impression que chaque occasion adverse se transforme en but. Mais ce n’est pas une excuse, car c’est nous qui provoquons ces situations. Le deuxième carton jaune de Michael Olise était évidemment une erreur stupide. Nous avons été très clairs à ce sujet. » Il faut croire que les leçons données par Bodø/Glimt la saison dernière n’ont pas suffi aux clubs européens : face aux clubs Norvégiens, sur leur pelouse synthétique, il ne faut jamais rien lâcher !












