Football : Le dernier dérapage de José Mourinho
Après l’élimination de Fenerbahçe en quarts de finale de la Coupe de Turquie contre Galatasaray (1-2), l’entraîneur portugais s’en est pris à son homologue Okan Buruk en lui attrapant le nez.
José Mourinho est incorrigible. Jamais avare de bons mots en conférence de presse, l’entraîneur portugais est également un drôle d’acteur dans sa zone technique. La Turquie est en train de le découvrir.
Après avoir regardé un ralenti sur son ordinateur portable en plein match, étant en désaccord sur une décision arbitrale contre Antalyaspor, l’ancien technicien du FC Porto et de Chelsea a franchi un nouveau cap hier soir. Au bout d’un étouffant duel en quarts de finale de la Coupe de Turquie contre le rival Galatasaray (1-2), le Portugais a visiblement peu goûté la défaite et l’élimination des siens.
Buruk minimise le geste de Mourinho
Juste après le coup de sifflet final et alors que les esprits s’échauffaient, il est allé saluer les arbitres de la rencontre comme son homologue Okan Buruk. C’est alors qu’il s’en est pris à ce dernier en lui attrapant le nez. En rajoutant sur la violence du geste, l’entraîneur de Galatasaray s’est effondré sur la pelouse, comme victime d’une agression. Une agression davantage symbolique, dont on ignore la motivation, mais qui n’a pas manqué d’alimenter une nouvelle polémique. "Notre manager Okan et Mourinho ont félicité les arbitres. Après cela, alors qu’Okan continuait, Mourinho l’a d’abord agressé verbalement, puis physiquement", a signalé le vice-président de Galatasaray, Metin Ozturk, outré et qui espère que ce manque de respect sera sanctionné par la direction de Fenerbahçe avant que la fédération turque n’ait à le faire.
S’il a exagéré sa réaction sur le coup, Okan Buruk a tenu à minimiser l’incident en conférence de presse. "Il n’y a rien eu entre moi et Mourinho. Il m’a pincé le nez par-derrière. Il y a eu une légère égratignure. Bien sûr, ce n’était pas très gentil ni très élégant", a-t-il assuré, visiblement remis de ses émotions. Une réponse d’autant plus mesurée que l’essentiel était ailleurs pour lui, avec la qualification en demi-finale de Galatasaray grâce au doublé de Victor Osimhen.
Ce dérapage n’est toutefois pas le premier pour José Mourinho. En février dernier, il avait eu des propos malheureux à l’encontre des joueurs de Galatasaray et avait été accusé de racisme. La fédération turque l’avait alors sanctionné de quatre matchs de suspension. Celle-ci risque bien de prendre de nouvelles mesures contre le Portugais, qui n’a pas su se retenir dans la tension du moment. Pour sa première saison en Turquie, José Mourinho a donc vite cédé à la passion qui entoure le football local. Peut-être un peu trop.